Goûter d’ami
30/08/2026
La semaine dernière, il y a exactement une semaine, je suis passé voir des amis. Ma vie sociale est un morne désert, chaque occasion de revoir du monde est un véritable événement. Après les soirées entre amis, j’inaugure un nouveau type de rendez-vous les goûters. Ce n’est pas une invention de mon cru, je crois que cela existe depuis très longtemps dans les maisons de retraite. Je dis ça, mais je ne fréquente pas beaucoup ce genre d’établissement.
Au lieu de se voir le soir pour dîner et picoler comme d’habitude, on décale juste l’heure de début (et de fin) d’un quart de journée. En dehors de ce petit décalage, on ne change rien du principe de base.
Ça offre au moins l’avantage de nous prémunir du tapage nocturne et du fait de devoir rentrer au beau milieu de la nuit. Rappelons quand même que celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas et que nous ne le trouvons pas toujours. Autant le soir on peut rester dormir sur place, autant l’après-midi c’est plus compliqué. On va pas se mettre à la sieste comme les maternelles.
Tout va bien me diriez-vous, et pourtant je grince.
Je grince, car j’y vois un rappel du temps qui passe et du fait que nous ne rajeunissons pas. J’ai l’impression que tout autours de moi on commence à prendre des habitudes de petit vieux. Ça fait longtemps que je ne me sens plus jeune, je suis une vieillerie depuis une bonne vingtaine d’années. De ce coté, pas grand-chose de neuf sous le soleil. C’est juste qu’égoïstement je n’accepte pas qu’autour de moi on vieillisse aussi.
Au lieu de se voir le soir pour dîner et picoler comme d’habitude, on décale juste l’heure de début (et de fin) d’un quart de journée. En dehors de ce petit décalage, on ne change rien du principe de base.
Ça offre au moins l’avantage de nous prémunir du tapage nocturne et du fait de devoir rentrer au beau milieu de la nuit. Rappelons quand même que celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas et que nous ne le trouvons pas toujours. Autant le soir on peut rester dormir sur place, autant l’après-midi c’est plus compliqué. On va pas se mettre à la sieste comme les maternelles.
Tout va bien me diriez-vous, et pourtant je grince.
Je grince, car j’y vois un rappel du temps qui passe et du fait que nous ne rajeunissons pas. J’ai l’impression que tout autours de moi on commence à prendre des habitudes de petit vieux. Ça fait longtemps que je ne me sens plus jeune, je suis une vieillerie depuis une bonne vingtaine d’années. De ce coté, pas grand-chose de neuf sous le soleil. C’est juste qu’égoïstement je n’accepte pas qu’autour de moi on vieillisse aussi.